Mendiant d'âme

Blog regroupant mes textes : nouvelles, poésies, essais, etc.

01 septembre 2009

Origami

Je suis l'enfant roi de cette vie en folie,
Sous le regard de ma guitare et de ma voix,
Chantant les campagnes et les villes d'amis
Échoués sur mon visage, au prochain rivage.

Je rame et tangue, je pars encore plus loin
A la dérive au large d'un avenir,
Larme à l'œil, ce sourire aux mots si fins,
Les notes résonnantes pour tant nous redire.

Je suis l'enfant roi dans toutes ses pensées,
La plume et l'encre, la tangente perdue,
Vers ce fils qui se fout en l'air, ce passé,
Ce souvenir d'oubli tant débattu.

Sur mon bateau papier, ciel en carton,
Marmot d'art, ce fils qui écrit toujours,
Comme une envie de vies sans prison,
Les rêves plein de lignes et d'amours.


F.Giret - 01/09/09

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23 juillet 2009

Abandon de soi

Je manque d'air, je sors des routes et des sentiers,
Comme d'une pierre à l'autre, dédale de mon âme.
Je voudrais respirer en orbite dans mes yeux fermés
Sur les jours de la liberté, ma vie d'espoir, mes drames.

Une histoire d'homme, les parcours et les départs,
Comme une enfance mal traitée, une erreur de vivre.
Je suis ce fou qui cri à mort la guerre dans mon crâne,
Qui tape sur chaque mot les récits de mes entrailles ivres.

Je frappe, je frappe sur mes tempes, sur mes maux de crampes,
L'envie de pleurer, la folie de crever, sur nos sentiers sombres.
Des routes de chaos, et les étoiles qui chutent sans ne plus m'attendre.

Je cours, je cours, je ne veux pas rester sous ce ciel de feu, d'enfant roi,
Lever le bras comme un mendiant et pulvériser mes démons du passé.
Criant à genou ma démence, ma soif de vivre, a nouveau vivre avec moi
.


Flo.G - 15/07/2009

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26 mai 2009

Mon frère

J'aimerais te dire que tout ira bien,
Que la vie est ainsi, tout s'en va,
Mais ne pleures pas car tout revient.
Mon ami, mon frère, ne pleures pas.

Je ne sais pas comment te le dire,
Ta peine est la mienne, donnes moi ta haine,
Mais ne cris plus seul dans cette nuit,
Mon frère, non, ne pleures pas, je t'en pris.

Comme dans une famille je t'aimerai,
Elle, lui, eux, vous... Toi, ne m'oublies pas,
Je serais toujours là près de toi,
A veiller s'il le faut toute cette foutue nuit.

J'aimerais te dire que tout va déjà mieux,
Qu'il n'y pas de grâces aux cieux
Mais juste la sagesse simple des aïeux,
Des frères et des soeurs qui rythment nos coeurs.

Je ne sais pas comment te le dire,
Ne gagnes pas mon amour, prends le,
La vie ne nous fera pas de cadeaux,
Mais pour moi tu ne seras jamais un fardeau.

Comme dans une famille je t'aimerai,
Elle, lui, eux, vous... Toi, ne m'oublies pas,
Je serais toujours là près de toi,
A veiller s'il le faut toute cette foutue vie.


Flo.G - 26/05/2009

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18 mai 2009

Merci

Plus tard je serais vieux plus tard je serais grand,
Dans ma France, mon pays d'autre fois, sans foi ni loi,
Je lirais les papiers de tout ces crieurs de rue.
Je brûle et je bois dans l'alcool de leurs tumeurs,
Sur le pallié des bars à putains, sur ces candeurs,
Les histoires qu'on racontes pour oublier demain.

Comme un gosse comme un fou je me fous de tout ça,
Moi. Moi, j'ai grandis dans un monde imaginaire,
Où je pourrais chanter sans pleurer, voir les rêves
Et les soucis de mes plus grands amis, ces frères,
Ces fous ! Ces fous qui grandissent tant mon existence,
A ceux qui me donne la folie d'y croire encore.

Plus tard je serais vieux plus tard je serais grand,
Et dans un trottoir à cons, sous leurs caniveaux
Je me prélasserais de tout les maux du monde,
Ramassant, si sage, la merdes telle une culture,
Sur le pallié du cirque humain je voudrais m'arrêter,
Crever, ne plus jouer dans ce drame burlesque.

Mais moi j'ai grandis dans un monde imaginaire,
Moi, je peux chanter tout ce qu'ils veulent tant oublier,
Je peux sourire et leurs dire un petit "merde".
Plus tard je serais vieux plus tard je serais grand,
Mais moi, j'ai grandis dans un monde imaginaire,
D'où je vous souris, d'où je vous emmerde,
Car moi, moi,

Comme un gosse comme un fou je me fous de tout ça,
Moi. Moi, j'ai grandis dans un monde imaginaire,
Où je pourrais chanter sans pleurer, voir les rêves
Et les soucis de mes plus grands amis, ces frères,
Ces fous ! Ces fous qui grandissent tant mon existence,
A ceux qui me donne la folie d'y croire encore.

Merci.

Flo.G - 18/05/09

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17 mai 2009

Solitudes

Quand je pense à ta peau sous mes doigts je voudrais te voir,
Caresser ce visage brûlant sous mes chansons aux airs candides
Déposant mon son sauvage dans ton coeur, à travers un baiser,
Juste t'écouter m'apprécier, combler mes solitudes et mon vide.

Je pourrais jouer avec tes cheveux et m'y perdre
Comme dans un labyrinthe de vérités et de secrets,
Resurgissant ce trophée à la main, cette perle,
Cet amour oublié dans tout mes souvenirs éphémères.

{Refrain}
Femme je te désire, femme tu m'ensorcelles,
Je voudrais connaître le goût de ton corps,
Comme une guerre à vivre, comme un appel,
Si misérable je t'offrirais tout mes trésors.

Je glisserais mes songes dans le creux de ta poitrine,
Comme un enfant recherchant la douceur de sa mère.
Je cueillerais les frissons jusqu'au bout de l'échine,
Puis te protégerais de nos envies et nos misères.

Quand je pense à la blancheur de tes fesses je voudrais t'avoir,
Caresser le bas de tes cuisses et dans un élan de folie
M'éclipser dans ton sourire complice, ne plus te décevoir,
Ne plus rien te devoir, juste me donner toute la nuit.

{Refrain}
Femme je te désire, femme tu m'ensorcelles,
Je voudrais connaître le goût de ton corps,
Comme une guerre à vivre, comme un appel,
Si misérable je t'offrirais tout mes trésors.

Plus loin que cet avenir si seul à te pourchasser,
Croire en l'espoir fou qu'un jour tu te retourneras
Et que je serais libéré de la peur de t'approcher,
Je pourrais enfin te prendre la main et entendre ta voix.

{Refrain}
Femme je te désire, femme tu m'ensorcelles,
Je voudrais connaître le goût de ton corps,
Comme une guerre à vivre, comme un appel,
Si misérable je t'offrirais tout mes trésors.

{Refrain}
Femme je te désire, femme tu m'ensorcelles,
Pour une vie de guerre à te connaître,
J'embrasserais tes yeux comme une promesse,
Si simple glissant mon amour sur tes rêves.

Flo.G - 17/05/09


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Et si un jour j'étais né pour être heureux

Et si nous étions nés pour être heureux,
Sous la tutelle étrange du destin,
Simplement baignés dans sa douceur.

Les enfants sourient puis imaginent,
Leurs mondes et nos sentiments.
C'est ce rêve d'espoir, un battement.

Et si dans nos querelles de gamins fous
Nous croyions encore aux lendemains.

Un matin je me réveillerais sans envies de le faire,
Juste la rancœurs de mon adolescence perverse.
Tant de passé perdu à pleurer en comptant les nuits,
Combien de temps encore ce silence fâché dans mes cris.

Et si dans nos querelles de gamins fous
Nous croyions encore à nos révolutions.

Rien n'est plus pareil, mais pareil à quoi ?
Je ne sais plus qui trace mon chemin de vers,
La peur ou l'envie, la crainte ou l'espoir ?
Comment battre nos mensonges dérisoires.

Et si dans nos querelles de gamins fous
Nous croyions encore à nos propagandes.

Et si nous étions nés pour être heureux,
Sous la tutelle étrange du destin,
Simplement baignés dans nos mains,
Simplement baignés dans ce gamin fou.

"Tu peux le faire, tu peux le faire"

Un jour tu te réveilleras avec l'envie d'en finir,
Un jour tu redeviendras un gamin avec l'envie de rêver.
Un jour je baignerais dans mon sang rouge de révolutionnaire,
Un jour je traverserai les cieux et serais l'enfant tant regretté.

Et si un jour j'étais né pour être heureux,
Avec vos cœurs dans la main,
Simplement baigné de ma douceur.

Flo.G - 15/05/09

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10 mai 2009

Rien

Un voyage, une envie, un rêve d'évasion.
Brilles comme le soleil, fumes comme la terre,
Les avions s'écrasent, et les Hommes se dépravent.

J'étais seul assis là au milieu de mon rien
Lorsque que j'ai reçu ce cargo en pleine main,
Ce pétrole qui me sert de colle à bon gain.

Tu t'es retournés et t'as vu ce gosse affamé,
Tu t'es agenouillé et t'as vu cette femme cassée,
Tu t'es allongé et t'as découvert un univers unifié.

Nous étions seul assis au milieu du reste,
Déchirant les miettes aux seuils des terres
Paysannes que je cultive avec vos refrains bêtes.

Une destinée, un espoir, une vie de prison,
Brûles comme les routes, fumes comme les usines,
Les présidents s'écrasent, et vos Hommes pleurent.

Que me reste t'il, de moi à vous, mon rien,
Que me reste t'il, de vous à moi, vos riens...
Et des mômes aux mille couleurs, aux mille chemins,
Un fils, une fille, un conjoint, et mon beau terrain.

F.Giret - 01/03/09

C'est le texte que j'ai écris pour ma pièce de théâtre, qui été lu/joué avec "Alternatif". Je ne voulais pas le poster avant que la pièce soit joué. Chose faite, je le poste sur mon blog.

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Pourquoi j'écrirais une histoire d'amour ?

Ça fait longtemps que je n'ai pas écris d'histoire d'amour,
Que je n'ai pas étalé mes sentiments aux yeux du monde.
Qui voudrait voir et entendre se qu'on voit déjà tous,
Se compromettre à travers des délires d'un fou immonde.

Alors, qu'est-ce que je pourrais bien inventer aujourd'hui,
Qui pourrais-je encore surprendre avec quelques vers ?
Quel intérêt de créer si l'on ne touche même plus la pluie,
Quelle vie pourrait demander les semblants d'un univers ?

-{Refrain}-
Pourquoi j'écrirais une histoire d'amour si elle ne m'habite plus.
Pourquoi j'écrirais l'histoire de cette fille qui ne me parle plus.
Pourquoi j'écrirais mon histoire sans la femme qui m'a plus.

Je ne veux plus de tout ça, je ne veux plus répéter,
Je veux quelque chose de nouveau, de différent.
Je veux piocher en moi et balancer mes tripes exhibées,
Retrouver mon essence, ma vérité, l'absurdité naissante.

Pourquoi suivre des règles si ce n'est que pour plaire,
Pourquoi suivre des exemples si ce n'est pour excédé,
Pourquoi continuer à se poser autant de questions datant d'hier.
Ca fait longtemps que je n'ai pas écris d'histoire d'amour.

-{Refrain}-
Pourquoi j'écrirais une histoire d'amour si elle ne m'habite plus.
Pourquoi j'écrirais l'histoire de cette fille qui ne me parle plus.
Pourquoi j'écrirais mon histoire sans la femme qui m'a plus.

Cœur de sang, mes misérables vagabonds, sentiments,
Vibrations, excréments de l'esprit perverti, ce loup.
On pourrait déduire une troupe de battement le long de la croupe,
On pourrait prendre toutes les ailes des anges à genoux,
Et créer le premier archange des coeurs, mieux que ce Valentin.

Qu'importe si je t'aime ou non toi, si je ne peux compter mes mots
Si je ne peux te donner une parcelle pixel de mes images,
Qu'importe la raison de ce texte pittoresque d'ado
Si je ne peux te vendre mon âme, femme, frêle mirage.
Je suis seul, qui pourrais-je aimer, ma guitare, ou toi qui me lis ?

-{Refrain}-
Pourquoi j'écrirais une histoire d'amour si elle ne m'habite plus.
Pourquoi j'écrirais l'histoire de cette fille qui ne me parle plus.
Pourquoi j'écrirais mon histoire sans la femme qui m'a plus.
Et enfin, pourquoi je vous parle de tout ça !?

Hein ?

Toi qui me lies tes rêves et tes plus grandes folies,
Toi que j'imagine au creux de mon cerveau,
Si belle sans visage ni histoire, toi, l'amie,
Que je n'ai pas encore rencontré, mon si grand maux.

Une solitude sans histoire, la tienne ou la leurs,
La mienne racontes tant d'autres choses sur les femmes
Et les hommes, perdu sur le perchoir de mon aigreur,
De ma cervelle à culs, dans mes idées, célibataire d'âme.

-{Refrain}-
Pourquoi j'écrirais une histoire d'amour si elle ne m'habite plus.
Pourquoi j'écrirais l'histoire de cette fille qui ne me parle plus.
Pourquoi j'écrirais mon histoire sans la femme qui m'a plus.
Et enfin, pourquoi je vous parle de tout ça !?

Hein ?

Pourquoi ?!

Flo.G - 10/05/09

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Contre fer et routine

Encore un jour où je me suis réveillé sans rien avoir à faire,
Encore les chefs et les destins de la vie injuste sous ce cirque.
Je crois parfois entendre la voix des sermons du savoir faire,
Je crois parfois fuir l'histoire de ma routine amnésique.

Je me tourne toujours vers la colombe et son bout d'herbe
Rejoindre la liberté et les cieux au-dessus des âmes citadines.
J'explore le monde, son Afrique, et ses enfants de la tempête,
Son Europe et ses grands rois, sous leurs drapeaux qui se dandinent.

-{Refrain}-
Je voudrais juste songer au ciel dégagé,
Des déserts et des enfants guerriers,
Fuir la routine des démons d'acier,
Écoutant les fables de nos victoires oubliées.


Les crocs de la panthère me déracinent et dansent dans le feu de la salsa.
Parfois au pays de l'ombre la propagande se tait et laisse la lune prier
Encore une dernière fois avant l'arrivée des chars et des soldats.
Dans leurs sangs les gens du voyage chantent ces récits endiablés.

D'aigreur et de tristesse les femmes pleurent leurs fils descendu.
La veille avec le canon de son fusil il jouait de la flûte pour le bal
Repensant à la famille autour des caravanes, les filles et leurs culs,
Les soirs de feux aux corps, ces soirs où les albatros flânaient.

-{Refrain}-
Je voudrais juste songer au ciel dégagé,
Des déserts et des enfants guerriers,
Fuir la routine des démons d'acier,
Écoutant les fables de nos victoires oubliées.


Puis je monte plus haut toujours plus haut dans le firmament
Là où le monde n'est plus qu'une plume de journalistes ou de poètes,
Décrire l'ennui dans mes vers, décrire le présage des savants
Sur leurs satellites de métal, rêvant encore d'argent et de conquêtes.

-{Refrain}-
Je voudrais juste songer au ciel dégagé,
Des déserts et des enfants guerriers,
Fuir la routine des démons d'acier,
Écoutant les fables de nos victoires oubliées.



Flo.G - 10/05/09

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06 mai 2009

Jeux de maux

Je vois des amis de près ou de loin.
Quand la vie nous maris je sel leurs sourires,
La pincée des mots pariés à chacun
Sur la défense aux combats des maux à rire.

J'avance, je croise, les gens, les enfants,
Partagés dans les parcs d'arbres à sables
Comme le totem indigène rêvant
De ces danseurs d'idées, j'avance, je partage.

Dans les contes et la folie des mains liés,
Ils chantaient tout ces amants de la poésie
La ballade des couleurs vives,
Les jeux et les émois des stratèges amusés.

C'est l'histoire d'une marmite remplie de songes
Bouillonnant si fort qu'elle reversait
Parfois son univers brûlant sur les sages
Essuyant leurs livres encore imbibés de cierges .

Et lorsque les saltimbanques penseurs
D'autres fois dans les bacs sortaient des pages
Éparpillant les grains de toutes les aigreurs,
Il ne restait alors, du savoir perdu, qu'un seul message.

Dans les contes et la folie des mains liés,
Ils chantaient tout ces amants de la poésie
La ballade des couleurs vives,
Les jeux et les émois des stratèges amusés.

C'est l'histoire d'un artiste remplit de cœurs
Tonnant si fort qu'il craignait
Parfois ses images en mal d'humeurs
De pincer les mariés souriant au rejet.

Et lorsque les paris fut enfin ouverts
Les mots jaillirent du ring aux maux à rire.
Mon cul noircit par le foyer, je venais de voir,
Ces gens et ces enfants, les amis, mes cœurs ivres.

Dans des contes et des fables, aux mains folles,
Ils chantaient tout ces amants de la poésie
La chanson des gens de prose, des bars à belles,
Dans la rue des arts,  à jouer le dé et le rire.



Flo.G - 6 mai 2009

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